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Denys Bédarride
lundi 8 mars 2021 Dernière mise à jour le Lundi 8 Mars 2021 à 13:46

Depuis plus de six ans, les prix du baril de brut sont entrés dans une phase de marasme qui a notamment affaibli les recettes des pays producteurs et affecté les finances des compagnies du secteur. Les mesures prises ensuite par l’OPEP pour les stabiliser portent progressivement leur fruit.

L’Arabie Saoudite a déclaré qu’elle allait maintenir son quota unilatéral de réduction d’un million de barils par jour de sa production pour le compte du mois d’avril. Une décision qui survient dans un contexte où l’OPEP tenait des pourparlers pour reconduire dès avril cette réduction qui a énormément participé à stabiliser le marché au cours des deux derniers mois.Selon les analystes, une réduction de 500 000 barils par jour était largement nécessaire.

Les 500 000 autres barils par jour, pourraient servir à couvrir les marges de la non-adhésion éventuelle des autres membres du groupe aux quotas de réduction.Cette décision est une nouvelle preuve de l’engagement de l’Arabie Saoudite envers la stabilité des prix.

Par conséquent, le marché a réagi positivement en faisant grimper les prix à des niveaux jamais atteints depuis janvier 2020. Le Brent a atteint 68 dollars le baril, tandis que le brut américain a atteint 64,80 dollars le baril.Le ministre saoudien du Pétrole, le prince Abdulaziz bin Salman s’est dit ravi de l’impact de cette décision sur les cours.

Il a reconnu que depuis janvier, les cours du pétrole se sont bien comportés, mais il a appelé à la prudence et à la vigilance, pour maintenir des fourchettes de prix raisonnables. Les prix du pétrole ont augmenté d’environ 30 % depuis le début de l’année.Par ailleurs, la Russie a été autorisée à augmenter son quota de 130 000 barils par jour et le Kazakhstan de 20 000. 

« La flambée des prix pourrait accélérer la transition vers les énergies renouvelables si le prix dépasse largement les 70 dollars le baril pendant une période prolongée. C’est un peu un pari de la part des Saoudiens, car ils pourraient hâter leur propre disparition de la scène pétrolière en se tournant plus rapidement vers les énergies renouvelables », estime Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.L’OPEP s’attend à une reprise solide de la demande après la pandémie du coronavirus et les mesures visant à réduire la production avant l’effectivité de cette reprise sont de bon augure pour les prix.

Elles permettent entre autres de réduire la pression des stocks sur les cours. D’après Goldman Sachs, le Brent va atteindre 75 dollars au deuxième trimestre et 80 dollars au troisième.

Source Agence Ecofin 

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