L’Irak confirme la construction d’un nouveau barrage sur le fleuve du Tigre dans le triangle frontalier avec la Turquie et la Syrie
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Denys Bédarride
mercredi 7 avril 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 7 Avril 2021 à 15:56

Le gouvernement irakien a décidé de construire un nouveau barrage sur le fleuve du Tigre dans le triangle frontalier avec la Turquie et la Syrie, pour faire face à la crise de pénurie d’eau. Le ministère des Ressources hydriques a déclaré le 5 avril qu’il “avait décidé de construire un barrage sur le Tigre au nord du barrage de Mossoul, près de la frontière turco-syrienne ».

D’après le ministère, la construction du barrage s’inscrit “dans le cadre du programme adopté par le ministère pour faire face aux défis posés par les changements climatiques et à la pénurie d’eau dans les années à venir”.

Le ministère a “commencé à enquêter de manière intensive à travers la collaboration avec un certain nombre de compagnies internationales spécialisées dans le domaine de la conception de barrages dans le but de présenter leurs offres en la matière”, selon le communiqué.

“Le ministère a fixé un délai pour achever les étapes techniques, avant de commencer la mise en œuvre effective, et passer rapidement aux étapes suivantes”, explique le communiqué sans déterminer de date.

Il existe 19 barrages en Irak, dont la plupart surplombent les fleuves de Tigre et de l’Euphrate, en plus de 10 autres barrages en cours de construction.

L’Irak dépend principalement de l’approvisionnement en eau des fleuves du Tigre et de l’Euphrate, et de leurs affluents, qui trouvent leurs sources en Turquie et en Iran, pour affluer près de la ville de Bassora dans le sud de l’Irak, où se trouve Chatt al-Arab, qui se jette dans le Golfe Persique.

Depuis des années, l’Irak souffre d’une baisse continuelle des ressources hydriques à travers les fleuves du Tigre et de l’Euphrate, ce qui a approfondi la crise de pénurie d’eau. 

D’après les experts, la baisse des quantités de précipitations dans le pays au cours des dernières années est aussi l’une des raisons de cette crise écologique.

Source Agence Anadolu 

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