Jordanie : Zoom sur le projet Amal, pour lutter contre le chômage chez les femmes et les jeunes
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Fiona Urbain
mercredi 28 juillet 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 28 Juillet 2021 à 18:34

La Jordanie connaît un taux de chômage élevé, en particulier parmi les femmes. Seuls 14 % de celles en âge de travailler sont économiquement actives. Le taux de chômage chez les femmes est de 25 %, soit deux fois plus que chez les hommes. Face à ces difficultés, elles gardent espoir (« Amal », en arabe). C’est le nom d’un projet qui vise à lutter contre le chômage, notamment chez les plus vulnérables.

Avec l’aide de l’AFD, l’ONG « Education for Employment – Jordan » (EFE-Jordan, « l’éducation pour l’emploi – Jordanie »), met en oeuvre le projet AMAL : l’espoir par le biais de l’emploi pour les jeunes jordaniens et réfugiés syriens. 

Grâce à ce projet, plus de 1 350 jeunes jordaniens, femmes jordaniennes et réfugiés seront accompagnés sur la voie de l’indépendance financière

L’objectif est de développer les compétences et la formation technique requises sur le marché du travail, et de proposer une aide à la recherche d’emploi et à la création d’entreprise.

Une préparation au marché du travail 

Asma Ahmed, 25 ans, originaire de Syrie a reçu une formation technique sur la rédaction de contenu, ainsi que sur les compétences interpersonnelles et de communication.  Le programme vise à fournir aux femmes les compétences nécessaires pour accéder à la « gig economy » (travail indépendant, souvent en ligne), une économie très compétitive et en pleine expansion, et générer une source de revenus pour subvenir à leurs besoins.

« Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai longtemps cherché de nouvelles opportunités, en vain, raconte Asma Ahmed. La formation m’a permis d’en apprendre plus sur le freelancing en ligne et m’a poussée à améliorer mes compétences. Aujourd’hui, je suis fière de travailler comme rédactrice de contenu freelance, et mes revenus me permettent de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. »

Selon le département des statistiques de Jordanie, la présence des femmes sur le marché du travail est inférieure à 15 %, contre environ 60 % pour les hommes. 

Afin d’aider les femmes à participer activement à l’économie, la « filière micro-entrepreneuriat » s’adresse en particulier aux femmes qui vivent dans des zones rurales, où les opportunités dans le secteur privé sont rares, voire inexistantes. 

Ce programme vise à former les femmes à la vente, à la gestion, au marketing et à la communication avec les clients et les fournisseurs, mais aussi à la santé et à la sécurité au travail. À ce jour, plus de 74d’entre elles ont lancé avec succès des micro-entreprises et peuvent subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, tout en contribuant à leur communauté. 

Des compétences et des clés

C’est le cas de Haifa’a Zayyadeen, âgée de 33 ans. Pour trouver un emploi rémunéré, cette mère de cinq enfants a décidé de changer de voie. Lors d’un cours proposé par l’EFE-Jordan dans le cadre de l’initiative « AMAL » financée par l’AFD, elle a appris à effectuer une analyse des risques et à préparer un « plan B » pour ses projets.

« Après des années de recherche d’emploi, la formation au micro-entrepreneuriat m’a aidé à lancer mon entreprise à domicile de vente de légumes surgelés, explique Haifa’a Zayyadeen. «Le programme m’a permis d’acquérir les compétences nécessaires à la mise en place de mon projet. Je remercie l’EFE-Jordan et le projet AMAL de m’avoir donné les clés pour entreprendre et générer un revenu mensuel régulier. »

Outre la rédaction de contenu, le projet propose divers programmes de formation allant du marketing numérique à la gestion des réseaux sociaux, en passant par le développement Web, la conception d’applications mobiles, la conception graphique, la traduction et la saisie de données. 

Les jeunes inscrits dans la filière de formation professionnelle et de recrutement (JT&P) en freelance reçoivent un enseignement technique spécifique au secteur, en plus des compétences en communication et autres, énumérées ci-dessous. Le projet a pour objectif de former 675 bénéficiaires au micro-entrepreneuriat, dont au moins 40 % de femmes.

Source : AFD

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