Algérie : Visite du Premier ministre italien Mario Draghi pour augmenter la fourniture de gaz algérien à l’Italie
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Agence Ecofin
mardi 12 avril 2022 Dernière mise à jour le Mardi 12 Avril 2022 à 06:00

La crise russo-ukrainienne affecte durement les approvisionnements européens en gaz. Les divers Etats cherchent des alternatives moins couteuses au gaz russe, et sur le continent africain l’Algérie se place en pole position pour les fournir.

Une délégation conduite par le chef du gouvernement italien, Mario Draghi, est arrivée au Palais d’El Mouradia ce lundi 11 avril pour discuter d’un accroissement de la fourniture du gaz algérien à l’Italie. La rencontre fait suite à la visite le 27 février du PDG du groupe Eni Claudio Descalzi et du ministre des affaires étrangères italien, Luigi Di Maio. Ce dernier avait abordé le dossier avait son homologue Ramtane Lamamra.

L’Italie est un des plus gros acheteurs de gaz en Europe (95% d’importation), et un peu plus de 40% de ce gaz provient de Russie. Avec le conflit russo-ukrainien en cours depuis le 24 février et ses répercussions diplomatiques, stratégiques et financières, l’Italie cherche des alternatives. L’Algérie, qui était jusqu’alors son deuxième fournisseur (21,2 mіllіаrdѕ m3 en 2021), pourrait bien devenir le premier.

Toufik Hakkar, le PDG de la Sonatrach, la société pétrolière publique algérienne, confirmait la semaine dernière que le gazoduc Transmed débouchant sur les côtes italiennes « dispose d’une capacité non utilisée » (environ 10 milliards m3/an). Actuellement, l’Algérie fournit au continent européen 11% de ses besoins en gaz, et envisage l’augmentation des volumes exportés sous certaines conditions.

L’Italie se positionne dès lors un partenaire privilégié, dans un contexte où les relations diplomatiques entre l’Algérie et son autre gros client, l’Espagne, sont quelques-peu tendues. Elle cherche néanmoins d’autres cordes à son arc, étant en pourparlers similaires avec des pays comme la Libye et la Tunisie.

Mario Draghi est accompagné de Rоbеrtо Сіngоlаni, le ministre italien de la Transition énergétique, pour signer un accord institutionnel. Les représentants d’Eni et de la Sonatrach s’occuperont des détails techniques.

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