La Tunisie reste très dépendante de l’importation de blé
Roquex — Travail personnel, CC0,
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Agence Ecofin
samedi 30 juillet 2022 Dernière mise à jour le Samedi 30 Juillet 2022 à 07:00

En plus de la covid-19 qui a constitué un choc majeur pour l’économie tunisienne, elle doit maintenant faire face à l'impact économique de la guerre en Ukraine. Les autorités du pays, avec le soutien du FMI, tentent de relancer l’activité économique.

Le gouvernement tunisien a fait des progrès dans la mise en œuvre des réformes économiques actuellement en cours dans le pays, et dans les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre d’un nouveau mécanisme élargi de crédit (MEDC). L’information émane d’un communiqué de presse du Fonds publié le 19 juillet.

Selon une équipe de l’institution qui a séjourné dans le pays du 4 au 18 juillet pour discuter du soutien financier potentiel, les parties pourraient parvenir à un accord, au cours des prochaines semaines. De plus, le Fonds conseille une accélération de la mise en œuvre du programme constatant les « progrès importants » qui ont été réalisés. 

L’institution de Bretton Woods considère qu’une mise en œuvre efficace du programme de réformes structurelles, notamment la réduction de la masse salariale, la levée des subventions universelles aux produits de base et l’assainissement budgétaire, pourrait permettre à la Tunisie de sortir de la crise. 

« Il est important de s’appuyer sur les progrès récents réalisés pour améliorer l’équité fiscale, étendre la couverture des filets de sécurité sociale et augmenter les transferts en espèces, redresser les entreprises publiques déficitaires et contenir les dépenses publiques courantes », a expliqué Björn Rother, chef de la mission du FMI.

Même si elle a enregistré une croissance de son PIB en 2021, la Tunisie est en proie à d’importants problèmes qui l’ont poussée à solliciter l’aide du FMI pour régler la crise. Depuis le mois de mai, le pays a entamé des négociations avec l’institution de Bretton Woods, à cet effet. Elles porteraient sur un prêt de 4 milliards de dollars.

Notons que la Tunisie qui fait face à une hausse considérable de l’inflation a également un déficit budgétaire de près de 10% et l’une des masses salariales les plus élevées au monde. Elle a d’ailleurs été désignée par la Banque américaine Morgan Stanley comme étant le pays le plus susceptible de faire défaut sur sa dette.

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