Le Maroc a achevé 2021 sur des réserves de change équivalant à 331,2 milliards de dirhams, le niveau le plus élevé des réserves de change depuis 2015
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Agence Ecofin
samedi 6 août 2022 Dernière mise à jour le Samedi 6 Août 2022 à 07:00

En 2020, la rentabilité des banques marocaines a été affectée, notamment du fait de la contraction de certaines activités pendant le confinement général et l’accroissement du coût du risque. Une année après, le résultat net de l’ensemble des banques côtoie son niveau de 2019, avant la crise sanitaire.

A fin 2021, le résultat net cumulé des banques marocaines a atteint 12,1 milliards de dirhams (1,1 milliard $) en hausse de +76,4 % par rapport à son niveau à fin 2020, (6,8 milliards de dirhams, soit 661,2 millions $), appris l’Agence Ecofin, en consultant le rapport annuel sur la supervision bancaire exercice 2021, publié le lundi 25 juillet par la Banque centrale du Maroc. 

Cette progression traduit « un rebond de la rentabilité des banques » à son niveau d’avant crise, qui était de 12 milliards de dirhams, au terme de l’exercice 2019.

Il faut dire que l’année 2020 a été difficile pour les banques marocaines du fait de la covid-19. Cet exercice avait notamment été marqué par « la baisse significative de la rentabilité des banques, induite notamment par la contraction de certaines activités pendant le confinement général, l’accroissement du coût du risque et la contribution des banques au fonds spécial pour la gestion de la pandémie », souligne le document.

Au-delà du résultat net bénéficiaire, l’on note également que le produit net bancaire (PNB) de l’ensemble des banques marocaines s’est apprécié de 6,5 % à 52,7 milliards de dirhams, au terme de l’année 2021. Pourtant, une année auparavant, soit en 2020, le PNB cumulé du secteur bancaire était en baisse de 0,1%. L’évolution constatée à fin 2021 a été soutenue par l’amélioration de la marge d’intérêt ainsi que la marge sur commissions. 

« La marge d’intérêt qui représentait 69 % du PNB des banques marocaines s’est améliorée de 6 % à 35,5 milliards de dirhams, bénéficiant d’une baisse du coût des ressources collectées auprès de la clientèle et, dans une moindre mesure, du repli de la charge nette d’intérêt sur les opérations sur titres », précise le document. La marge sur commissions s’est également redressée de 7,6 % à 7,9 milliards de dirhams, après la baisse de 4,7 % observée en 2020.

Le résultat brut d’exploitation des banques marocaines a également progressé de 7% à 28,5 milliards de dirhams, ce, malgré la hausse des charges générales d’exploitation de 3,4 % à 25,6 milliards de dirhams. 

Le coût du risque a quant à lui baissé de 16,8 % pour s’établir à 10,4 milliards de dirhams à fin 2021. Rapporté au résultat brut d’exploitation, il a représenté 36,5 % contre 47 %, une année auparavant. Par rapport à l’encours des crédits, il est revenu à 1 % contre 1,3 %.

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