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Denys Bédarride
vendredi 23 septembre 2022 Dernière mise à jour le Vendredi 23 Septembre 2022 à 08:22

Un bataillon léger d’infanterie composé de 450 soldats de l’armée tunisienne sera déployé dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), a déclaré, mardi, le ministre tunisien de la Défense, Imed Mémiche.

Le ministre de la Défense nationale s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de départ de la mission militaire tunisienne en République centrafricaine (RCA), indique un communiqué de la Défense tunisienne, repris par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Imed Mémiche a précisé que l’envoi de ce nouveau bataillon militaire, intervient à la demande des Nations Unies.

Ses missions consistent à la sécurisation de la zone de déploiement à travers la mise en place de points de contrôle, l’acheminement des aides humanitaires, la protection des fonctionnaires des Nations Unies, l’appui aux opérations de désarmement, le contrôle et l’aide au respect des droits de l’homme.

Le décret présidentiel n°2022-422 portant envoi de soldats tunisiens en RCA pour aller servir sous la bannière de l’ONU, a été publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

Les Casques bleus tunisiens seront chargés d’appuyer les opérations de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement, ainsi que de veiller à la protection des civils, du personnel des Nations Unies et des convois d’aides humanitaires.

Le mandat de déploiement des militaires tunisiens est fixé pour une période d’une année renouvelable.

Cent-vingt Casques bleus tunisiens avaient débarqué, le 21 septembre 2021, pour la première fois, en Centrafrique pour renforcer la mission de maintien de la paix de l’ONU, dans ce pays pauvre, en proie à une guerre civile depuis plus de 8 ans.

La Minusca a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la guerre civile qui a suivi le coup d’État de 2013 contre le président de l’époque, François Bozizé.

Le gouvernement de Bangui a manifesté à maintes reprises son mécontentement face aux nombreux rapports sur la situation dans le pays présentés par la Minusca qui accusent les forces centrafricaines et leurs supplétifs russes du groupe « Wagner » d’être impliqués dans les violations des droits humains.

Source : Agence Anadolu

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