Quelles sont les actions que l'Institut du monde arabe va présenter en solidarité avec le peuple libanais ?
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Denys Bédarride
lundi 10 août 2020 Dernière mise à jour le Lundi 10 Août 2020 à 08:00

Interview de Jack Lang, le président de l’Institut sur France Info ce 7 août.

«  Nous allons organiser un grand évènement qui s’appellera “24 heures pour le Liban“. Par ailleurs, Claude Lemand, un grand galeriste, qui a donné toutes ses oeuvres à l’Institut du monde arabe, prévoit sous le nom de “Lumières du Liban” de solliciter les plus grands artistes à composer des oeuvres sur la tragédie de Beyrouth comme ils l’avaient fait après la tragédie de Notre Dame. 

Dans quelques jours, du 20 au 22 août, une oeuvre théâtrale, Yalla Bye chantera aussi l’amour de Beyrouth sur le parvis de l’IMA. Enfin, cette grande exposition “Divas” sera je crois un moment fort de la vie culturelle et intellectuelle. 

Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, le Liban, ce sont d’innombrables cinéastes, écrivains, penseurs, peintres, jeunes qui ne demandent qu’une seule chose : vivre, vivre librement, vivre dignement et je suis fier et heureux que mon pays la France, que notre président de la République se soit le premier rendu sur place pour faire entendre cette amitié française.

Le Président de la République a-t-il eu raison de se rendre au Liban ?

Oui, absolument oui. C’est un déplacement historique, dans la lignée des déplacements de De Gaulle ou de François Mitterrand à Sarajevo et au Liban. 

C’est d’abord le premier chef d’État du monde à se rendre sur place. C’était bien normal : le Liban est une nation soeur, c’est une histoire partagée, des liens affectifs, humains, culturels. Et vous le savez, le Liban est dans le coeur de tous les Français. 

Là où s’est rendu Emmanuel Macron sur place à Beyrouth, aucun dirigeant libanais ne s’était rendu en personne, tant la coupure est grande entre le peuple et les dirigeants. 

Ce que j’apprécie, c’est la rapidité et l’efficacité de l’aide humanitaire concrète et immédiate. C’est aussi que le président, il l’a dit hier, ait décidé d’agir vite et fort : cette conférence internationale d’aide, le soutien promis de la France. 

Cependant, et il a raison sur ce point également, il faut que l’aide qui sera attribuée ne tombe pas dans les poches des corrompus, mais se tourne vers le peuple, ce qui suppose en effet un profond changement du système. 

J’entends que l’on parle d’ingérence, ici ou là. Il faut bien comprendre qu’Emmanuel Macron était hier à l’unisson de la jeunesse libanaise, que son souhait ce n’est pas de rétablir un nouveau protectorat français, c’est au contraire de faciliter l’émergence d’un Liban libre, souverain, maître de lui-même. 

Par ailleurs, ne l’oublions pas, la France est une puissance méditerranéenne, il n’y a pas de raison de laisser dans cette région la Turquie, l’Iran, la Russie, mener comme elles l’entendent des agressions, des interventions qui le plus souvent créent le désordre et la mort. 

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