L’Egypte va pouvoir produire 130 000 barils de pétrole brut et de condensat par jour et 630 millions de pieds cubes de gaz naturel, grâce au désert occidental
#Energie #EnergiesRenouvelables #Gaz #Petrole
Agence Ecofin
mardi 11 mai 2021 Dernière mise à jour le Mardi 11 Mai 2021 à 13:12

Pour compenser la diminution naturelle de sa production pétrogazière, l’Egypte axe sa stratégie sur le segment amont. Le pays a pour ambition de devenir une plaque tournante de la production et de l’exportation d’énergie vers les pays de la sous-région et le marché européen.

Dans le cadre d’un programme portant sur l’exploration de pétrole et de gaz dans le désert occidental en Egypte, les compagnies locales Khalda Petroleum et Qarun Petroleum ont annoncé qu’elles investiront respectivement 830 millions $ et 252 millions $ au cours de l’année fiscale 2021-2022. Celle-ci débute en juillet 2021.

Les activités de Khalda Petroleum dans la période, impliquent le forage de 87 puits, dont 35 pour l’exploration et 52 pour le développement ou la production. Cela devrait permettre d’atteindre une production quotidienne moyenne d’environ 130 000 barils de pétrole brut et de condensat et 630 millions de pieds cubes de gaz naturel.

Quant aux travaux envisagés par Qarun Petroleum, ceux-ci devraient inclure le forage de 24 puits de développement et de 5 puits d’exploration pour atteindre une capacité de production annuelle d’environ 9 millions de barils de pétrole brut. Il faut noter que ces opérations se poursuivront en même temps que la mise en œuvre d’un plan de réhabilitation et d’entretien desdits puits.

Par ailleurs, au cours de ces dernières années, l’exploitation des ressources pétrogazières provenant du désert occidental, a été négligée par les acteurs du secteur pétrolier en raison entre autres, de coûts financiers exorbitants.

« De nombreux facteurs ont entravé l’exploration du gaz et du pétrole dans la région du désert occidental, notamment le fait que la région est pleine de mines laissées après la première et la seconde guerre mondiale. Cela a rendu le processus d’exploration difficile et coûteux. Il faut déminer certaines zones avant de pouvoir procéder à des forages », a commenté Abdel Khaleq Faruq, directeur du Centre du Nil pour les études économiques et stratégiques.

Rappelons que plus de 100 entreprises internationales opèrent dans le secteur pétrogazier en Egypte et qu’entre 2014 et 2020, 84 accords pétroliers d’une valeur approximative de 14,8 milliards $, ont été signés par le gouvernement.

Khalda Petroleum et Qarun Petroleum font partie d’une joint-venture entre la société publique Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC) et l’américain Apache Corporation.

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