L’Algérie n’a pas importé de blé de France en janvier, une première depuis 10 ans !
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Agence Ecofin
vendredi 11 février 2022 Dernière mise à jour le Vendredi 11 Février 2022 à 12:35

En Algérie, le marché du blé est en pleine mutation. La France qui dominait autrefois sans partage d’approvisionnement du pays n’est plus en terrain conquis. Dans le même temps, de nouveaux acteurs gagnent en importance. 

En janvier dernier, la France n’a pas expédié de blé vers l’Algérie, habituellement son principal débouché sur le continent africain. Il s’agit de la première fois en 10 ans que le pays d’Afrique du Nord ne reçoit aucune cargaison de la céréale en provenance de l’Hexagone tout un mois durant la compagne commerciale.

Dans le pays, l’essentiel des appel d’offres lancés par l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC) a été attribué aux fournisseurs riverains de la mer Noire comme la Russie, la Roumanie, l’Ukraine et la Bulgarie ainsi que d’Amérique du Sud comme l’Argentine.

Cette absence de la France dans l’approvisionnement céréalier de l’Algérie vient confirmer un mouvement de baisse des volumes acheminés constaté depuis déjà quelques mois. En novembre dernier, le quotidien généraliste Ennahar indiquait en effet que la part du blé français dans les importations totales était passée de 56 % à 24 % depuis le début de l’année 2021. 

S’il s’agit selon certains observateurs de la dernière manifestation en date de la perte de terrain de l’industrie française sur le marché algérien, d’autres estiment cependant que cette tendance n’est que passagère dans la mesure où la saison d’exportation est loin d’être achevée.

A la peine sur sa destination historique, la France s’est notamment rabattue sur le Maroc qui est devenu en janvier son premier débouché hors UE en absorbant 317 000 tonnes de blé.  

En Algérie, la consommation de blé tourne autour de 11 millions de tonnes par an avec une production qui couvre à peine le tiers des besoins. Dans le pays, les importations de blé coûtent chaque année environ 1,6 milliard $.

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