Libye : L’Italie s’engage de plus en plus pour la reconstruction des infrastructures du pays
DrFO.Jr.Tn, CC BY 3.0 , via Wikimedia Commons
#Cooperation #CooperationInternationale #EchangesMediterraneens #Infrastructures #Investissement #Route #EchangesMediterraneens #Italie #LIBYE
Agence Ecofin
lundi 13 décembre 2021 Dernière mise à jour le Lundi 13 Décembre 2021 à 11:12

L’Italie, ancien pays colonisateur de la Libye, affiche un certain intérêt pour la reconstruction du pays tombé en ruine avec les conflits armés, depuis 2011. L’Italie, qui s’est engagée dans la reconstruction de l’aéroport de Tripoli, se positionne aussi sur certains projets routiers.

La commission mixte italo-libyenne en charge de mener le projet de la grande autoroute libyenne, a donné son accord pour poursuivre le processus d’attribution du marché portant sur la construction du lot 4 du projet. Dans un tweet le 8 décembre, l’ambassade d’Italie en Libye a indiqué que « la Commission mixte italo-libyenne a accepté d’envoyer des lettres d’invitation aux entreprises pré-qualifiées pour participer à l’appel d’offres sur le lot 4 du projet ».

Le lot 4 – qui s’étend de Misrata (située à 200 km à l’est de Tripoli la capitale) à Ras Ajdir, ville frontalière avec la Tunisie – représente un segment de la grande route côtière qui interconnectera cette partie du pays à Imssad, ville limitrophe avec l’Egypte.

Le positionnement de l’Italie, en tant que bailleur sur ce projet, s’inscrit en droite ligne de l’engagement qu’elle a donné en 2008 à travers un accord signé avec le défunt guide libyen Mouammar Kadhafi, pour compenser les préjudices causés à la Libye par la colonisation. Ledit accord prévoyait des investissements italiens pour 5 milliards de dollars (200 millions de dollars par an sur une période de 25 ans) dans les infrastructures libyennes.

Cette infrastructure, une fois construite, contribuera à faciliter les flux de personnes et de biens entre l’ouest et l’est du pays. Notons que la destruction d’une bonne partie du réseau routier, associé au fait que ces régions sont sous contrôle de troupes armées rivales, affecte durement l’accessibilité de ces localités et les échanges entre les populations. 

Actuellement, tous les espoirs du pays reposent sur les prochaines élections du 24 décembre qui pourraient permettre un retour à la stabilité, ce qui pourrait déclencher une certaine relance de l’économie.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *