L’Algérie ferait de nouveau appel à la France pour la livraison de ses besoins en blé
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Agence Ecofin
mardi 15 mars 2022 Dernière mise à jour le Mardi 15 Mars 2022 à 06:00

Face à la crise entre la Russie et l’Ukraine qui bouleverse l’approvisionnement mondial en blé, les principaux acheteurs de la céréale doivent trouver des volumes sur le marché pour répondre à leurs besoins au moins à court terme. 

En Algérie, l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC) envisagerait d’autoriser à nouveau le blé français comme origine pour les livraisons de ce mois. Si dans la foulée des tensions diplomatiques entre les deux pays en octobre dernier, l’organisme avait attribué majoritairement ses appels d’offres aux fournisseurs de la mer Noire, le conflit entre la Russie et l’Ukraine change la donne.  

En effet, avec la perturbation des expéditions de ces deux pays qui représentent 30 % du commerce mondial de blé, l’Algérie à l’image des autres pays importateurs de blé est confrontée à la nécessité de trouver des sources alternatives.

Dans cette perspective, la France, premier exportateur de blé de l’Union européenne (UE), est une destination de choix pouvant lui permettre d’avoir accès à des volumes importants dans un délai plus court avec la proximité géographique contrairement aux origines plus lointaines. Et selon certains observateurs, le recours à la France comme source d’approvisionnement pourrait bien se maintenir à terme si le conflit dure.  

« Plus aucun chargeur ne met un bateau sur la mer Noire, même s’il y en a un peu sur la Roumanie. A court terme, il faut enlever la Russie et l’Ukraine des exportateurs », estime Michel Portier, directeur du cabinet Agritel en marge d’une prise de parole durant le Salon international de l’agriculture qui c’est déroulé à Paris.

Un tel scénario devrait permettre à l’industrie française de gagner des parts de marché en Algérie à condition d’être compétitive par rapport à d’autres sources potentielles comme l’Allemagne par exemple.  

Pour rappel, le pays d’Afrique du Nord dépend à hauteur de plus de 60 % des achats sur le marché mondial pour satisfaire ses besoins de consommation s’élevant en moyenne à environ 11 millions de tonnes par an.

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