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Denys Bédarride
jeudi 21 juillet 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 21 Juillet 2022 à 07:00

Le Conseil présidentiel libyen a entamé, le 11 juillet, ses consultations avec les parties impliquées dans la crise politique qui s'aggrave dans le pays, avant d'annoncer une feuille de route pour sortir de l’actuelle impasse.

C’est ce qui ressort d’une réunion tenue par le vice-président du Conseil présidentiel, Abdallah Al-Lafi, avec le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, dans la ville d’Al-Qobba, dans l’est de la Libye, en présence des députés Mabrouk Al-Khattabi et Ayman Seif Al-Nasr, selon un communiqué publié par le Conseil présidentiel.

Le 5 juillet dernier, le Conseil présidentiel a pris l’initiative de “charger le vice-président Al-Lafi de mener des consultations urgentes avec les protagonistes de la scène politique libyenne, afin de parvenir à un consensus sur les détails d’une feuille de route qui mettra fin à la phase de transition, en organisant des élections présidentielles et législatives dans un délai précis”.

L’annonce de l’initiative du Conseil présidentiel est intervenue à la suite de manifestations de masse dans un certain nombre de villes de l’ouest, de l’est et du sud de la Libye, exigeant la démission de toutes les institutions politiques en place et la tenue d’élections sans délai.

Concernant la réunion du 11 juillet le Conseil présidentiel libyen a précisé, dans son communiqué, qu’elle “s’inscrivait dans le cadre des efforts du Conseil présidentiel pour formuler une initiative nationale inclusive, comme annoncé la semaine dernière”.

Il a ajouté que les discussions ont porté sur un certain nombre de sujets relatifs à la manière d’aborder les points controversés du projet de Constitution, en vue de les discuter avec le reste des parties concernées et parvenir à une version finale le plus rapidement possible.

La réunion a également abordé “la nécessité d’avoir un gouvernement unique à même de faire aboutir les échéances constitutionnelles et électorales, outre les crises représentées par le manque d’électricité et de carburant qui ont affecté négativement la vie des citoyens”.

Les Nations unies s’efforcent de parvenir à un consensus libyen sur une base constitutionnelle en vertu de laquelle seront organisées des élections législatives et présidentielles, compte tenu des craintes que le pays ne replonge dans la guerre civile en raison de la présence de deux gouvernements antagonistes.

En effet, la Chambre des représentants a accordé, début mars, la confiance à un nouveau gouvernement présidé par Fathi Bachagha.

Le Premier ministre du gouvernement d’unité nationale, Abdelhamid Dbeibeh, refuse quant à lui de céder le pouvoir si ce n’est à un gouvernement qui émanerait d’un parlement élu par le peuple, afin de mettre fin à toutes les phases et instances transitoires.

Source : Agence Anadolu

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