Maroc : La croissance économique marocaine en 2021 devrait rebondir à 7,2% après une contraction de 6,3% en 2020
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Agence Ecofin
vendredi 28 janvier 2022 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Janvier 2022 à 07:00

Dans son budget économique prévisionnel 2022, le Haut-commissariat marocain au plan a dévoilé sa nouvelle estimation de croissance pour l’année 2021. Les hypothèses considérées par l’institution permettent de prévoir un rebond important après la récession de 6,3% en 2020. 

La croissance économique marocaine en 2021 devrait rebondir à 7,2%, après une contraction de 6,3% en 2020. C’est ce qu’a indiqué le Haut-commissariat marocain au plan (HCP) dans un nouveau rapport publié le 18 janvier, et dévoilant ses nouvelles estimations pour l’année écoulée ainsi que ses prévisions pour l’année à venir.

Cette hausse estimée de la croissance s’inscrit dans la logique d’une amélioration générale de certains indicateurs macroéconomiques. Ainsi, le HCP évoque dans son rapport une baisse du déficit budgétaire à 6,5% contre 7,6% en 2020, alors que le taux d’endettement global, en recul, aurait atteint 90,3% l’année écoulée, contre 92,5% un an plus tôt.

D’après l’institution, les nouvelles estimations de croissance économique du Maroc sont motivées par les bonnes performances du secteur agricole. « La bonne répartition spatio-temporelle des précipitations a permis une production céréalière qui aurait atteint un niveau record de 103,2 MQx en hausse de 221% par rapport à la campagne précédente, ainsi qu’un accroissement des autres cultures hors céréales notamment les agrumes (+29%) et l’olivier (+14%) sous l’effet positif de la température relativement clémente et des pluies des mois d’avril et de mai », souligne le HCP. Ces améliorations ont eu pour effet de renforcer la croissance dans le secteur primaire, avec une estimation de 17,9% l’année dernière contre une baisse de 6,9% en 2020.

De plus, l’amélioration de la situation épidémiologique du pays pendant l’année écoulée a eu pour effet de relancer les activités dans les secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’automobile et le textile, grâce à un raffermissement de la demande extérieure et intérieure.

« La forte demande étrangère de l’Union européenne en vêtements confectionnés a profité aux activités du textile et cuir, affichant un raffermissement de près de 13,5% en 2021, après avoir enregistré une chute drastique de 10,6% durant la pandémie en 2020. La reprise du secteur de l’automobile, grâce à la demande extérieure adressée aux composants électroniques et aux fils et câbles électriques aurait bénéficié aux industries mécaniques, métallurgiques et électriques en affichant une croissance positive de l’ordre de 8,6% en 2021 », indique le rapport.

Malgré cette reprise, l’inflation elle, est estimée en nette hausse. D’après le HCP, son niveau est estimé à 1,8% en 2021, et devrait se maintenir en 2022. Malgré une reprise progressive des exportations marocaines (+9,5%), l’institution table sur un creusement du déficit commercial à 16,6% du PIB en 2021 contre 14,6% l’année précédente, suivant la même tendance que les besoins de financement qui se seraient accentués à -2,5% du PIB en 2021 contre -1,8%, l’année précédente. 

« Cette situation reflète à la fois la fragilité de la situation extérieure commerciale ainsi que l’insuffisance de l’épargne nationale qui aurait atteint 28,7% du PIB contre un taux d’investissement brut de 31,3% du PIB en 2021 », ajoute le HCP.

Notons que ces perspectives s’inscrivent en hausse par rapport à celles du FMI qui estime la croissance 2021 du Maroc à 5,7%. Pour 2022 par contre, les deux institutions prévoient une croissance à la baisse, à 2,9% selon le HCP et 3,1% selon le FMI.

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